31 décembre 2006
Mes voeux
On pourra dire que je ne me suis pas foulé ce mois de décembre ;-P
Allez, je vous souhaite à tous une
19 décembre 2006
THE DEPARTED ♥♥♥
Ambiance, vous avez dit ambiance. Il faisait froid dehors, hier soir, à presque 20h. Mais dans le complexe cinématographique où était projeté en avant première nationale The Departed, l'atmosphère était toute différente. C'était chaud. Il faut dire qu'on le guettait depuis un certain temps. Le film tant attendu de Martin Scorsese, après le brillantissime The Aviator(♥♥♥♥) allait enfin être projeté sous nos yeux. 2h30 de film, a priori c'est long. Comment l'un des meilleurs réalisateurs d'Hollywood a-t-il transposé à sa manière le film hongkongais Infernal Affairs.
Je rassure ceux qui nourrissent certains espoirs de satisfaction avant d'aller le voir, The Departed est un très bon film. Ayant pour sujet l'infiltration, à défaut d'affirmer qu'il est un modèle du genre (j'ai tout de même envie de voir Infernal Affairs, ne fût-ce que pour comparer) le dernier opus scorsesien est réussi. Martin Scorsese arrive toujours aussi bien à faire ressortir sur écran des situations comme si on les vivaient. En effet, à l'instar de Gangs of New York et The Aviator, Scorsese excelle à nouveau dans son souci du détail via les décors et ici la transposition des différents aspects de l'infiltration (sur base d'une documentation solide).
Les acteurs* sont au top. Malgré le fait qu'ils se croisent peu durant le film, DiCaprio et Damon réussissent une performance dans le jeu d'acteur tout bonnement époustouflante. On peut espérer que ces deux là, auparanvant récompensés, soient à nouveau nominés aux Oscars (dans sa 79ième édition) pour le rôle du meilleur acteur. Vous me diriez, si le scénario était en béton armé (avec des flingues et un peu d'amour quand même), si les acteurs étaient superbes, si l'environnement de Boston était quasi tangible, la note ne pourrait être que maximale. Que Nenni ! Il convient de signaler une déception n'engageant que moi : la chute du film. Donc sur une échelle de 4, on est à 3,5. Comme je suis un mauvais prof, pour cette fois, j'arrondi vers le bas, ce qui fait : ♥♥♥.
The Departed est assurément un des films de l'année. A voir d'urgence, sa sortie est prévue en Belgique le 27 décembre 2006.
* Léonardo DiCaprio, Matt Damon, Jack Nicholson, Mark Wahlberg (Braquage à l'Italienne,...), Alec Baldwin, Martin Sheen (le président dans la série A La Maison Blanche), Vera Farmiga,...
18 décembre 2006
You & me
The person of the year 2006 is,... YOU ! Why ? Click here and you'll know !
Cela devait fatalement arriver. Je trouve que c'est un joli coup du Time !
Par ailleurs, en preview, ce soir avant première nationale, dont je parlerai abondamment demain. 
P.-S. : Oui chère lectrice, oui cher lecteur, je blogue moins; disons que décembre est un mauvais mois (beaucoup de travail, un peu de fatigue,...). Pour autant le meilleur reste à venir. Encore bravo à toi, personnalité de l'année ;-)
14 décembre 2006
Vive le Roi !!!
Il y a des jours comme ça, comme qui dirait. Heureusement que le Roi Albert II était au parfum quelques minutes avant l'émission. Vous imaginez ! Le Roi interrompant, dénonçant et démentant une émission de docu-fiction, relevant plus de la fiction voire de la simulation et annonçant le départ de son Altesse vers le Congo (rien que ça), une Flandre s'autoproclamant indépendante et un Etat coupé en trois. Je n'étais pas devant mon téléviseur hier soir, mais au même moment devant la RTBF (La Une) certains coeurs ont dû palpiter à 200 à l'heure, surtout quand aucun élément ne permettait de comprendre comment était-on passé d'une Belgique unie (certes avec certaines tensions communautaires) à une Belgique éclatée. Ainsi allait la Belgique ce mercredi 13 décembre.
Sur le fond, je salue la volonté de la RTBF de faire réagir le téléspectateur sur les problèmes qu'engendrerait la scission du pays. Sur la forme, je suis beaucoup plus critique, car je pense que la chaîne de service publique est passée totalement à côté de ce qu'elle était censée faire, c'est-à-dire susciter le débat sur ce thème. Bien malgré elle, la "RTB" a provoqué d'autres réactions inattendues : l'incompréhension, la peur et après l'explication de cette tentative d'accroche (elle en a accroché des téléspectateurs) un débat sur l'émotion ressentie, le fait de s'être fait prendre dans un faux tourbillon médiatico-belge pendant au moins 30 minutes.
En optant pour une exposition des faits comme s'ils étaient réels, (pendant longtemps) l'écran dépourvue d'un propos ou d'un icône permettant de comprendre qu'on était confronté à une simulation, le choix de La Une est déontologiquement plus que discutable. La frontière entre le réel et l'irréel était plus que ténue. Nul doute que si j'avais été devant mon poste ce soir là, j'aurais marché au moins 30 minutes. On retiendra de ce mauvais épisode l'ascendant du pathos sur les vertus voulues pédagogiques de l'émission. C'est bien dommage !
Dérive journalistique ou pas, deux constats s'imposent :
1°) Pour devoir accrocher de plus en plus le lecteur, l'auditeur, le téléspectateur, le surfer, le blogueur,... bref vous et moi, les médias se doivent de recourir à des accroches jamais exploitées auparavant, fonctionnant plutôt bien pour la "presse écrite" (cf. la pub intelligente du Soir), fonctionnant apparemment mal en télévision, car il y a moins de recul (comparé à la presse), l'info étant "consommée" immédiatement.
2°) Dans le cas nous occupant, la "RTB" a privilégié une mise en situation malheureuse plutôt que la bonne vieille recette, souvent payante, du journalisme d'investigation. Sur un sujet aussi sérieux, on peut regretter que la chaîne n'ait pas opté pour un reportage de long format (d'au moins 90 minutes), fouillé, sur lequel on aurait consacré du temps (pourquoi pas une année) des hommes et notre argent, suivi d'un débat avec les principaux acteurs concernés. Cet épisode serait-il symptomatique de notre époque ?

