18 décembre 2006
You & me
The person of the year 2006 is,... YOU ! Why ? Click here and you'll know !
Cela devait fatalement arriver. Je trouve que c'est un joli coup du Time !
Par ailleurs, en preview, ce soir avant première nationale, dont je parlerai abondamment demain. 
P.-S. : Oui chère lectrice, oui cher lecteur, je blogue moins; disons que décembre est un mauvais mois (beaucoup de travail, un peu de fatigue,...). Pour autant le meilleur reste à venir. Encore bravo à toi, personnalité de l'année ;-)
14 décembre 2006
Vive le Roi !!!
Il y a des jours comme ça, comme qui dirait. Heureusement que le Roi Albert II était au parfum quelques minutes avant l'émission. Vous imaginez ! Le Roi interrompant, dénonçant et démentant une émission de docu-fiction, relevant plus de la fiction voire de la simulation et annonçant le départ de son Altesse vers le Congo (rien que ça), une Flandre s'autoproclamant indépendante et un Etat coupé en trois. Je n'étais pas devant mon téléviseur hier soir, mais au même moment devant la RTBF (La Une) certains coeurs ont dû palpiter à 200 à l'heure, surtout quand aucun élément ne permettait de comprendre comment était-on passé d'une Belgique unie (certes avec certaines tensions communautaires) à une Belgique éclatée. Ainsi allait la Belgique ce mercredi 13 décembre.
Sur le fond, je salue la volonté de la RTBF de faire réagir le téléspectateur sur les problèmes qu'engendrerait la scission du pays. Sur la forme, je suis beaucoup plus critique, car je pense que la chaîne de service publique est passée totalement à côté de ce qu'elle était censée faire, c'est-à-dire susciter le débat sur ce thème. Bien malgré elle, la "RTB" a provoqué d'autres réactions inattendues : l'incompréhension, la peur et après l'explication de cette tentative d'accroche (elle en a accroché des téléspectateurs) un débat sur l'émotion ressentie, le fait de s'être fait prendre dans un faux tourbillon médiatico-belge pendant au moins 30 minutes.
En optant pour une exposition des faits comme s'ils étaient réels, (pendant longtemps) l'écran dépourvue d'un propos ou d'un icône permettant de comprendre qu'on était confronté à une simulation, le choix de La Une est déontologiquement plus que discutable. La frontière entre le réel et l'irréel était plus que ténue. Nul doute que si j'avais été devant mon poste ce soir là, j'aurais marché au moins 30 minutes. On retiendra de ce mauvais épisode l'ascendant du pathos sur les vertus voulues pédagogiques de l'émission. C'est bien dommage !
Dérive journalistique ou pas, deux constats s'imposent :
1°) Pour devoir accrocher de plus en plus le lecteur, l'auditeur, le téléspectateur, le surfer, le blogueur,... bref vous et moi, les médias se doivent de recourir à des accroches jamais exploitées auparavant, fonctionnant plutôt bien pour la "presse écrite" (cf. la pub intelligente du Soir), fonctionnant apparemment mal en télévision, car il y a moins de recul (comparé à la presse), l'info étant "consommée" immédiatement.
2°) Dans le cas nous occupant, la "RTB" a privilégié une mise en situation malheureuse plutôt que la bonne vieille recette, souvent payante, du journalisme d'investigation. Sur un sujet aussi sérieux, on peut regretter que la chaîne n'ait pas opté pour un reportage de long format (d'au moins 90 minutes), fouillé, sur lequel on aurait consacré du temps (pourquoi pas une année) des hommes et notre argent, suivi d'un débat avec les principaux acteurs concernés. Cet épisode serait-il symptomatique de notre époque ?
21 novembre 2006
Cheney veut remettre ça, mais...
A croire que la réalité, illustrée ici par le dessin de Colcanopa, ne suffit pas à faire réfléchir les néoconservateurs, au premier rang desquels on peut distinguer Dick Cheney (Vice-président des Etats-Unis).
De quoi s'agit-il cette fois-ci ?
Selon Seymour M. Hersh, les faucons de l'administration Bush envisageraient, dans un période non déterminée, d'attaquer l'Iran en passant outre l'approbation du Congrès américain (majoritairement démocrate). Il faut préciser que ce nouveau plan a été échafaudé quelques semaines avant la débâcle électorale du mid-term. Ce n'est pas la première fois que des annonces de ce genre sortent via la presse, mais cela nous rappelle, à s'y méprendre, les même procédés de fuites faisant état d'une invasion en Irak; même si concernant l'Iran, il ne s'agirait que de frappes aériennes en vue de dissuader Téhéran d'acquérir la bombe nucléaire.
Toujours selon Seymour M. Hersh, la CIA ne disposerait pas de preuves solides attestant de l'existence d'un programme nucléaire iranien. Ici aussi, on pourrait se retrouver, comme pour l'Irak, face à une falsification de preuves en vue de justifier une intervention armée en Iran. Même si dans le cas qui nous occupe, l'Iran, par le biais de son président Mahmoud Ahmadinejad, continue à affirmer son ambition de maîtriser le nucléaire civil (impliquant implicitement une maîtrise du nucléaire militaire).
Pourquoi les néoconservateurs voudraient-ils remettre ça ?
Cheney & Coi voudraient remettre cela afin de gommer partiellement leurs échecs en Irak et de renforcer leur thèse sur l'Axe du Mal et ainsi prendre une option sur les élections de 2008.
Cela étant, je persiste à croire que le règlement du problème de nucléarisation au Moyen-Orient ne passera pas par la répression militaire (typiquement néoconservatrice) mais plutôt par le dialogue. Je crois, du fait de la défaite électorale républicaine et dans l'attente du prochain rapport de la commission* Baker-Hamilton (prônant notamment le dialogue entre les USA et l'Iran) que le plan des néoconservateurs, prévus avant le 7 novembre, ne se réalisera pas (faute d'une majorité pouvant le soutenir). Du moins, j'ose fortement l'espérer.
* The Iraq Study Group
16 novembre 2006
Mea culpa sur le commerce équitable

Même les politiques s'y collent : en photo, Steve Stevaert l'ex-président du SP.A (Parti Socialiste Flamand) et notre Premier ministre Guy Verhofstadt.
Mais que font-ils ? Via Oxfam, ils promeuvent les produits du commerce équitable (1). Il y a un an et demi, j'en parlais partiellement ici et je reconnaissais être à un niveau pouvant être qualifié d'insuffisant. Mea Culpa, car durant cet intervalle mes habitudes ont peu évolué, ou plus exactement elles n'ont pas connues d'évolutions significatives.
Pour me (nous) rattraper (???), Oxfam me (nous) propose de prendre le petit déj' chez eux ce week-end. Il y en aura pour tout le monde et cela un peu partout dans le pays. Reconnaissant que j'aurais deux matinées chargées ce week-end, je passerais l'après-midi, j'ai envie de me faire un bon chocolat chaud ;-)
Le saviez vous : "Aujourd’hui, dans les pays du Sud, 4000 organisations dans plus de 60 pays s’inscrivent dans la démarche du commerce équitable. Plus de 5.000.000 de personnes en Afrique, en Asie et en Amérique latine bénéficient des retombées d’un commerce équitable international" (2).
P.-S. : Mais qu'en pense notre cuisinière en chef Carine et notre Jack national ? Plus largement, chères lectrices et chers lecteurs, où en êtes-vous en matière de commerce équitable ?
01 novembre 2006
Selahattin Koçak
Dans Le Soir du week-end précédent, il y avait un excellent long papier (signé Dirk Vanoverbeke) sur Beringen (dans le Limbourg) et surtout sur ce politicien flamand appartenant à la minorité* turque : Selahattin Koçak (SP.A / socialistes). Il est l'homme politique qui monte et qu'il faudra suivre.
Sur son CV, on retrouve une expérience de 4 ans en tant que mineur (entre ses 16 et 20 ans). Il occupa le poste d'échevin de l'Environnement et du Sport durant la législature 2000-2006. Cela faisait de lui le premier élu de la minorité turque. Fort de sa popularité et de son franc-parler, lors des dernières élections communales, son parti a talonné de très près celui du bourgmestre sortant (Marcel Mondelaers, CD & V / centre-droit) d'un écart de 93 voix. Si la tendance avait été inversée, nous aurions assisté à l'intronisation de Selahattin Koçak à la fonction de bourgmestre, ce qui aurait constitué une salutaire révolution dans le paysage politique flamand. A quand un tel événement ? C'est peut-être pour demain (comprenez dans 6 ans).
A ses détracteurs qui verraient d'un mauvais oeil le fait de le voir un jour occuper cette fonction, il a raison de répondre : "Les Flamands ne cessent de demander aux immigrés de s'intégrer en Flandre. Qu'ils ne s'étonnent pas dès lors que lorsque le message a été reçu 5/5 et que ces immigrés se sont bel et bien intégrés, ils revendiquent le droit de siéger et de participer à la vie de la cité." Populaire et ayant son franc-parler écrivais-je en substance plus haut ;-)
* Je préfère ce terme à l'expression convenue "issu de l'immigration".
15 octobre 2006
Logement intergénérationnel
Dans des sociétés où le repli sur soi, l'individualisme prend d'année en année un peu plus du terrain, le logement intergénérationnel ne créé-t-il pas finalement, parmis d'autres, un nouveau lien social. Le principe est simple et on se demande parfois pourquoi n'y a-t-on pensé que ces dernières années. Avant d'envisager la mise en maison de retraite de nos "parents" ou "grand-parents", pourquoi ne pas opter pour une toute autre solution ? Le principe du logement intergénérationnel est simple. Une personne âgée partage son logement avec une personne plus jeune, généralement un(e) étudiant(e), ce gratuitement ou moyennant un (très) modeste loyer. Cela favorise l'enrichissement via l'échange entre personnes de générations différentes. L'idée ici comme ailleurs fait son petit bout de chemin et c'est tant mieux.
L'analyse de la situation en Belgique est à lire ici. Si vous préférez le son à la lecture, l'émission Interception (France Inter) en faisait son sujet, c'était passionnant à écouter (la version audio). N'est-ce pas mieux que de s'endormir devant l'inspecteur Derrick au milieu de ses pairs âgés de 65 ans et plus ?
09 octobre 2006
Communales (suite et fin)
C'est une étrange soirée électorale que nous avons vécu ici en Belgique. On souffle un "ouf" de soulagement mesuré par rapport à Anvers où le Vlaams Belang fait 33,5%, malheureusement en légère progression de 0,5% en comparaison aux communales de 2000, mais on est loin des inquiétudes d'un raz de marée noir sur la ville portuaire. Au soulagement succède une satisfaction, le Vlaams Belang n'est plus le premier parti d'Anvers, se faisant piquer le leadership par le SP.A ! Pour autant, comme je le soulignais plus haut, le soulagement reste mesuré car le Vlaams Belang remporte globalement 15,3% des suffrages (+ 4,7% par rapport à 2000). Les législatives de 2007 s'annoncent torride.
Mise à part cela, les négociations vont bon train en matière de formation de coalitions majoritaires dans la plupart des communes, merci Madame la proportionnelle. Autre enseignement à dégager de ces élections, le PS s'en sort honorablement, hormis le vote modérément sanction à Charleroi et Namur pour cause d'affaires dans lesquelles des élus PS étaient pointés du doigt.
Enfin, avec en Wallonie et à Bruxelles un PS premier parti et un CDH (centre-gauche) ressuscité et en Flandre leurs pendants le SP.A et le CD & V (centre-droit) politiquement en forme, serait-ce la tendance gouvernementale pour la législature 2007-2011 qui se dessinerait ?
P.-S : A la photo jointe à ce message, il faut ajouter le texte suivant du Soir daté des 07 et 08 octobre 2006 (cela dépasse le typiquement belge) : "« C'était bien, hein, Guy ? » « Tu peux le dire... Encore une fois, Freya ? » L'affiche de campagne commune du Premier ministre Verhofstadt et de la vice-Première Van den Bossche incite les électeurs gantois à poursuivre l'expérience de la violette, comme au fédéral. Une invitation osée et réitérée par le chef du gouvernement à l'avant-veille du scrutin : « A trois dans un lit, ça ne marche pas.»"
Plus de détails ici
26 septembre 2006
Elections communales
Actuellement, quoi que cela fût déjà le cas dans mon précédent blog, je traite plus de l'étranger que de la Belgique. Surtout qu'il y a de quoi raconter sur ce qu'il se passe ici. On a frôlé de quelques cheveux la crise gouvernementale (à moins d'un an des législatives) et dans moins de trois semaines, ce seront les élections communales. Le vote est obligatoire pour chaque belge en Flandre, en Wallonie et dans la région Bruxelloise. Le droit de vote est également accordé aux étrangers ressortissants d'un Etat membre ou non membre de l'UE. Cela constitue une belle (r)évolution si on devait comparer notre règlement électoral pour les communales à celui en place dans d'autres pays.
Personnellement, je suis de la commune de Bruxelles. Mais le plus important est de savoir si j'ai fait mon choix. Théoriquement, je devrais dire oui, vue qu'en principe les élections communales sont celles qui touchent au plus près le citoyen. Mais vous savez ce que l'on dit, beaucoup font leur choix dans les 10 semaines précédent le jour-J. En conséquence, je vous avouerais que mon choix n'est pas tout à fait arrêté. D'accord, il y a une tendance, un courant (entre la gauche et la droite, facile, ce sera certainement l'un d'eux, mais lui est bien aussi ?) vers lequel je porterais ma voie, mais je n'ai pas encore choisi qui serait mon bourgmestre.
P.-S. : Mention spéciale, au-delà du TB, pour Le Soir qui nous concocte depuis quelques semaines un magnifique blog et de belles fiches sur 80 communes du pays avant les élections. Par ailleurs, un double bravo à Jad (1°) pour avoir bouclé le marathon de Montréal, (2°) pour avoir posté un commentaire en même temps que moi sur son blog. Il est fort ;-P
11 septembre 2006
Le Mexicain
On attendait cela depuis le 2 juillet de cette année, elle est enfin tombée ! Non, je ne traite pas de politique fiction. A s'y méprendre, cela ressemblerait à un mauvais remake de l'épisode post-électoral Bush-Gore 2000, la Californie en moins et avec un accent plus "latino" ! Le 6 de ce mois, le Tribunal fédéral électoral du Mexique a rendu sa décision. Il a validé l'élection du nouveau président de la république Felipe Calderon (du PAN, parti de droite) et de facto signifié (sans appel) la défaite de Andrès Manuel Lopez Obrador (AMLO pour les intimes, en photo, du PRD, parti de gauche).
Ce dernier contestait les résultats des élections présidentielles du 2 juillet donnant une très courte victoire à son rival, de l'ordre de 244.000 voix (soit un écart de 0,56%). Les raisons invoquées par AMLO étaient : fraudes massives, irrégularités,... Cela sans que la "communauté internationale" ne les ait constatées et cela ayant pour conséquence directe de plonger le Mexique et les observateurs de la situation (dont je faisais partie) dans le flou le plus total (sauf pour notre camarade Ignacio Ramonet). Cette situation a engendré un recomptage des votes mêlé à une (relative) vague de protestation populaire et forcément médiatisée (quoi que pas assez en Europe). Le résultat des courses, vous le connaissez !
Cela dit, il aurait pu en être pire. Défendant largement la cause des pauvres face aux privilèges des nantis, AMLO menaçait de créer un gouvernement parallèle. Ici encore, il semble que finalement la raison l'ait emporté sur les ambitions nourries d'un désir de "plus de justice sociale". En effet, AMLO a prôné dernièrement la réconciliation nationale. Espérons que cette situation inédite poussera un peu plus le nouveau gouvernement à réduire les disparités "criantes" dans la 11ème puissance économique mondiale.




